Quel est l’intérêt de souscrire à une assurance pour animaux ?

Une assurance pour animaux sert d’abord à rendre supportable une grosse facture vétérinaire imprévue, après un accident ou une maladie. Elle n’est pas obligatoire. Elle a un vrai intérêt si une dépense de plusieurs centaines d’euros vous obligerait à renoncer à un soin, beaucoup moins si vous pouvez la régler sans difficulté.

Deux assurances différentes sous le même nom

« Assurance animaux » désigne en pratique deux protections. La première, souvent appelée mutuelle santé, rembourse une partie des frais vétérinaires de votre animal. La seconde, la responsabilité civile, paie les dommages que votre animal cause à d’autres personnes.

L’article 1243 du Code civil rend le propriétaire responsable du dommage causé par son animal, que celui-ci soit sous sa garde ou qu’il se soit échappé. La garantie responsabilité civile d’un contrat multirisque habitation couvre généralement ce risque : vérifiez-le dans vos conditions générales.

Pour les chiens de 1re et 2e catégorie, une assurance de responsabilité civile est obligatoire (article L211-14 du code rural). Le Shiba Inu ne fait partie d’aucune de ces catégories.

Cette garantie compte pourtant beaucoup pour un Shiba Inu. Son rappel est réputé difficile, et une porte restée ouverte suffit à une fugue. Un chien en liberté qui provoque un accident de la route engage la responsabilité de son propriétaire. Les dégâts matériels et les blessures d’un tiers peuvent alors coûter bien plus cher qu’une facture vétérinaire.

Ce que la mutuelle santé rembourse

Selon la formule, le contrat rembourse une part des frais engagés après un accident, une maladie, ou les deux : consultations, analyses, imagerie, chirurgie, hospitalisation, médicaments prescrits. Les formules les plus complètes ajoutent parfois un forfait annuel de prévention pour les vaccins ou les antiparasitaires.

En souscrivant alors à une assurance pour votre animal de compagnie, vous pourrez bénéficier du remboursement partiel ou total des dépenses, à hauteur de la formule choisie. Bien que ce type d’assurance soit facultatif, il reste toutefois vivement recommandé. Trouvez la meilleure formule pour votre assurance pour animaux grâce au comparateur L’assurance à Pépette accessible via lassuranceapepette.com.

Le plus souvent, vous réglez d’abord le vétérinaire, puis l’assureur vous rembourse sur présentation de la facture et de la feuille de soins remplie par le praticien. Le délai de remboursement varie selon les assureurs et figure dans le contrat.

Ce qu’elle ne rembourse pas

Aucun contrat ne couvre tout. Les exclusions les plus courantes portent sur les maladies déjà connues à la souscription, sur les soins engagés pendant le délai de carence et sur les dépenses qui ne relèvent pas d’un soin : toilettage, alimentation courante, éducation.

La prévention, comme les vaccins, les antiparasitaires ou la stérilisation, n’est remboursée que si la formule prévoit un forfait dédié, lui-même plafonné chaque année. Lisez la liste des exclusions avant de comparer les prix : c’est elle qui dit ce que vous achetez vraiment.

Quand l’assurance est vraiment utile

  • Une facture de plusieurs centaines d’euros, ou davantage pour une chirurgie, vous obligerait à renoncer au soin ou à vous endetter.
  • Votre chien est jeune et en bonne santé : il n’a encore aucune maladie à exclure, et les conditions d’adhésion sont les plus ouvertes.
  • Votre chien court des risques réguliers : sorties sans laisse, sport, voyages, cohabitation avec d’autres animaux.
  • Vous préférez une dépense mensuelle connue à une dépense rare mais lourde.

Quand elle l’est moins

  • Vous disposez d’une épargne de précaution capable d’absorber une grosse facture sans difficulté.
  • Votre chien est âgé ou déjà malade : la cotisation est plus élevée et les maladies connues sont exclues.
  • La formule envisagée ne couvre que les accidents, avec un plafond bas, alors que votre crainte porte sur la maladie.

Faire le calcul : cotisations contre reste à charge

L’intérêt d’une assurance se mesure sur plusieurs années. Additionnez les cotisations sur cinq ans, puis comparez ce total à ce qui resterait à votre charge après une grosse facture.

ÉlémentExemple fictif
Cotisation mensuelle25 €
Cotisations versées en cinq ans1 500 €
Facture d’une chirurgie2 000 €
Remboursement à 80 % après une franchise de 50 €(2 000 − 50) × 80 % = 1 560 €
Reste à charge sur cette facture440 €
Montants fictifs, à remplacer par ceux de votre devis et de votre vétérinaire.

Dans cet exemple, l’assurance rapporte à peine plus qu’elle ne coûte si une seule grosse facture survient en cinq ans. Elle devient nettement avantageuse dès la deuxième. Surtout, elle évite de sortir 2 000 € le jour même.

Les dépenses qu’on oublie souvent dans ce calcul, comme les bilans du chien âgé ou les traitements longs, sont détaillées dans notre article sur les coûts cachés des soins vétérinaires.

L’alternative : une épargne dédiée

Mettre de côté chaque mois le montant d’une cotisation constitue l’autre solution. L’argent reste à vous si l’animal ne tombe jamais malade.

Sa limite tient au calendrier : un accident survenu la première année arrive avant que la réserve soit suffisante. Certains propriétaires combinent les deux, avec une formule accident peu chère et une épargne pour le reste.

Une fois la décision prise, suivez notre méthode pour comparer les assurances animaux et choisir entre plusieurs contrats.

Questions fréquentes

L’assurance santé d’un chien est-elle obligatoire ?

Non. Seule la responsabilité civile est obligatoire, et uniquement pour les chiens de 1re et 2e catégorie. La mutuelle santé reste un choix personnel.

À quel âge vaut-il mieux assurer son chien ?

Le plus tôt possible, quand il n’a encore aucun antécédent. Un chiot assuré dès son arrivée n’a aucune maladie exclue au titre de l’antériorité, et il échappe aux limites d’âge que certains assureurs fixent à la souscription.